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Le jobsharing, une idée révolutionnaire dans le monde de l’emploi ?

 

Est-il possible de gérer, en parallèle, ses responsabilités professionnelles et sa vie familiale, de façon évidente ? En Allemagne, cela semble bien fonctionner grâce au Jobsharing, une alternative pour les employés qui ne souhaitent pas passer le plus clair de leur temps au travail. Comment cela fonctionne-t-il ? Assez simple ! Deux salariés à temps partiel se partagent les responsabilités d’un même poste à temps plein. Par ailleurs, l’option est d’autant plus innovante que deux employés ont même la possibilité de candidater ensemble pour des postes à responsabilités dont le temps de travail ne peut habituellement pas être divisé.

 

Qui a droit à un contrat de type jobsharing ?

 

Retenons globalement que ce type de contrat concerne tout le monde. Cependant, les femmes, surtout les mères de famille désireuses de s’accorder des moments de complicité avec leurs enfants, sans toutefois sacrifier leur carrière sur l’autel de ces responsabilités familiales ou activités personnelles, sont les plus intéressées par le jobsharing. Parce qu’il n’est pas toujours évident de trouver un travail à temps partiel, après une période de grossesse par exemple, deux mères de famille peuvent s’accorder pour postuler pour un poste nécessitant du travail à temps plein et se partager les jours de travail, si elles sont embauchées.

Evidemment, il n’y a pas que le temps de travail qui est partagé dans le jobsharing ; le salaire, les projets, les succès, le stress, les échecs…sont pour les deux collaborateurs.

Par ailleurs, cette nouvelle manière de travailler en tandem plaît également bien aux entreprises, on ira même plus loin en affirmant que cela constitue un petit plus pour les dirigeants. En effet, deux salariés pour un même poste, c’est forcément deux fois plus de compétences, de qualités, de savoir-faire…pour un seul salaire. Outre cela, c’est une option qui assure à l’entreprise une présence continue de l’employé, d’autant plus qu’il y aura moins de cas d’arrêt maladie, de demandes de vacances, puisque les deux salariés s’emploieront pour que le poste ne reste pas vacant.

Quid des hommes à propos du jobsharing?

 

Notons tout de même que ce concept qui a vu le jour aux États-Unis, dans les années 1980, ne fut exporté outre-Rhin que très récemment. Un site web baptisé Tandemploy a été conçu en 2013 par deux berlinoises, afin de permettre aux candidats au jobsharing de trouver le partenaire idéal. La plateforme joue également le rôle d’intermédiaire entre les demandeurs d’emplois et les entreprises. Depuis sa mise en ligne, ce sont quelque 2 000 inscriptions pour un emploi partagé qui ont été enregistrées sur Tandemploy, soit 1 400 femmes contre 600 hommes.

Ces données traduisent, avant tout une hausse de l’effectif des hommes vis-à-vis du travail à temps partiel, en Allemagne. Pour rappel, selon les derniers chiffres révélés par le bureau fédéral des statistiques, ils étaient seulement 16% à demander un emploi à temps partiel. Mais depuis les choses semblent avoir évolué. Et pour la plupart de ces allemands, le désir de passer plus de temps aux côtés de leurs enfants fonde leur quête du jobsharing.

Un argument de plus qui prouve que la société allemande est en pleine mutation et que les deux conjoints sont aujourd’hui prêts à se relayer pour plus de présence aux côtés des enfants.

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